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Album complet : https://tellementcliche.fr/album/2025-09-21-symposium/
Une rencontre ouverte à tous pour promouvoir la paix positive
Inspiré du thème choisi par notre Mamadou Camara, Gouverneur de notre district : « la Culture, vecteur de paix et de compréhension mutuelle » ce grand moment d’échange a mis en lumière des acteurs de paix engagés sur le terrain, artistes, écrivains, policiers, intellectuels, croyants ou non, enseignants, religieux, associatifs… une mosaïque d’horizons et de convictions qui incarnent une même aspiration : bâtir des ponts plutôt que des murs. Le programme s’est articulé autour de quatre thèmes majeurs :
- La culture, célébrée dans toutes ses dimensions – arts, sciences, philosophie, spiritualité – pour renforcer le sentiment d’unité
- L’éducation, réunissant des penseurs, enseignants, artistes et académiciens
- Le sport, faisant écho au succès des Jeux Olympiques de Paris
- La laïcité, au cœur de cette rencontre inter-religieuse et respectueuse des différences
Hommage aux «faiseurs de paix»
Moment fort de l’événement : la remise de distinctions à plusieurs «faiseurs de paix», ces citoyens engagés, publics ou plus discrets, qui œuvrent pour la paix et l’incarnent au quotidien.
Les fonds collectés ont été intégralement reversés à la Fondation Rotary. Créée en 1917, la Fondation soutient les actions humanitaires, éducatives et de paix dans le monde. Elle finance des projets durables pour améliorer les conditions de vie et favoriser la compréhension internationale.
Compte-rendu complet de l’événement
Le deuxième symposium pour la paix, qui s’est déroulé au Théâtre Firmin Gémier / Patrick Devedjian à Antony, a coïncidé avec la célébration de la journée internationale de la paix, le 21 septembre 2025. Il s’est réalisé à l’initiative d’Alain Krief et de Maroun Hobeika. Après la réussite du premier symposium pour la paix, il y a près de deux ans, à la Grande synagogue de Nazareth à Paris, la barre avait été placée très haute pour les organisateurs de ce second symposium.
Pas de quoi les effrayer pourtant, puisque les cinq clubs pilotes du District 1660 du Rotary : Antony-Sceaux, Paris Académies, Paris Agora, Paris Quai d’Orsay et Longjumeau ont largement relevé le défi. Lors de cet événement le Rotary n’a pas seulement innové dans la manière, il a également inventé dans la matière.
La manière : ce symposium a été le creuset d’un art total, profondément ancré dans une nouvelle esthétique de conviction. La conviction, qu’il est nécessaire de faire dialoguer des personnes et des organisations qui ne se parlent jamais. La police, les jeunes de banlieue, les représentants des cultes, les leaders d’associations, les hauts fonctionnaires, les hommes et femmes politiques, les artistes… La conviction, qu’il est nécessaire de faire éclater les bulles, dans lesquelles ils se sont réfugiés.
Fait social total, ce symposium a cherché en plus du métissage à faire émerger un puissant message de paix à travers la musique (un grand merci à l’orchestre la Lyre du Plessis Robinson d’environ 70 musiciens et à son chef d’orchestre Philippe Hervé ; remerciement également au Duo Darling Flow), le cinéma et le théâtre (prix pour le film NUWR de Sonya Mellah), la danse (à travers la prestation de la jeune Alicia Fartunina), la rhétorique. Dans ce tohu-bohu de sensations, le public venu nombreux (plus de de cinq cent personnes) a été captivé et saisi par l’émotion.
Les témoignages de Salomon Milgrom, âgé de 94 ans et rescapé de la Shoah, mêlant profondeur et légèreté, amour et humour n’ont fait que renforcer ce sentiment.
La matière : en dehors de créer un espace de dialogue et de débat, la clef de voûte de ce second symposium était de parler de tout ce qui nous rassemble et nous unit, plutôt que de ce qui nous divise et nous sépare. Les médias, les discours politiques, l’instrumentalisation des religions polarisent les rivalités et cherchent à désigner en permanence des boucs-émissaires. La culture, l’éducation, le sport sont à l’inverse des médicaments contre la haine et la division.
Ils ne combattent pas les symptômes du mal mais ses racines. Nous croyons qu’il est possible de dégager des sujets qui nous relient dans notre humaine condition. La paix peut ainsi fédérer : condition de la prospérité, les hommes politiques, aussi bien de droite que de gauche s’en réclament. Les parents la plébiscitent, puisqu’il est toujours extrêmement injuste et douloureux pour eux d’enterrer leurs enfants. La culture, l’éducation et le sport ne doivent pas être le privilège de quelques-uns mais des pratiques auxquelles chacun peut s‘il le souhaite bénéficier et réaliser avec d’autre personnes.
La première table ronde sur la culture avait pour objet de montrer qu’elle consiste à sublimer la cruauté en nous et en dehors de nous. Elle a ainsi un fort potentiel thérapeutique mais peut aussi sombrer dans une violence débridée. Culte et culture sont proches et le concept de pardon peut permettre de les relier.
La table ronde sur l’éducation a été honorée par de belles contributions : s’éduquer, c’est se former et se transformer. C’est l’apprentissage de l’altérité en dehors du cadre familial. La transmission est fondamentale, bien qu’elle soit devenue impossible sur certains sujets aujourd’hui. L’esprit critique se forme et se transforme à l’école. Faire des citoyens, voilà une des tâches les plus ardues auxquelles sont confrontés les professeurs vis-à-vis de leurs élèves.
La table ronde sur le sport a été animée par des intervenants très inspirés, faute d’avoir beaucoup transpiré. Le sport a un caractère universel, comme l’ont montré les Jeux Olympiques et Paralympiques 2024 de Paris. Les différents cultes ont très bien cohabité lors des JO : la performance sportive éclipsant l’appartenance confessionnelle ou ethnique.
Esthétique de conviction, éthique de responsabilité : ce symposium a voulu se mettre dans la peau des décideurs. Elle a ainsi honoré par des distinctions rotariennes (des Paul Harris Fellow) des « faiseurs de paix » venant d’horizon très différents. Ainsi le symposium, par la paix positive, a voulu traiter les causes du mal à la racine, plutôt que les déplorer. C’est un chemin difficile et escarpé, car la paix nous oblige à trouver par la diplomatie un équilibre entre l’humanisme et la barbarie, la parole et la violence, la raison et la passion, l’éthique et l’esthétique…Pourtant le jeu en vaut la chandelle ! Chercher à se transformer soi-même avant de changer les autres aura été la principale leçon de ce second symposium.
De l’ascendant vers le descendant : telle a été la méthode du premier symposium, il y a deux ans. Du descendant vers l’ascendant : voici la philosophie de ce second symposium, qui a donc fait sa révolution. À ce titre, la salle a pu poser de nombreuses questions et bousculé les intervenants dans leurs certitudes.
Paul Harris disait ainsi : « le Rotary assurera son destin par l’évolution continue, voir par des révolutions si nécessaires ».
Ne pas céder à la fatalité du mal, car faire le bien est révolutionnaire.
Unis pour faire le bien.
Texte : Franck Krief, Liliane Perez, Donia Abidat, Pierre-Marie Achart.
Album complet : https://tellementcliche.fr/album/2025-09-21-symposium/






















